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En 2025, 100 % des packagings de Schneider Electric seront issus de sources recyclées

Par Mehdi Arhab | le | Environnement

En prenant des engagements forts sur l'économie circulaire à l’horizon 2025, Schneider Electric poursuit ses objectifs en matière de RSE. Ainsi, le groupe promet d’augmenter à 50 %  la proportion des matériaux durables dans ses produits et de n’avoir que des emballages issus de sources certifiées ou recyclées. 

Christophe Quiqempoix, Vice President Global Procurement de Schneider Electric - © D.R.
Christophe Quiqempoix, Vice President Global Procurement de Schneider Electric - © D.R.

Inscrit dans l’ADN de Schneider Electric depuis le début du siècle, le thème du développement durable irrigue grandement les Achats du groupe. Le géant français a pris en 2021 des engagements robustes à l’horizon 2025 quant à l'économie circulaire et ceci sur deux fronts principalement. Pour commencer, Schneider Electric s’est engagé à augmenter à 50 % - et non de 50 % - la proportion des matériaux durables, appelés communément green material, dans ses produits d’ici quatre ans. Cette initiative concerne dans un premier temps les thermoplastiques, l’acier ainsi que l’aluminium. D’autres types de matières compléteront cette liste au fur et à mesure, tels que les métaux non ferreux, le cuivre, l’argent, le laiton et divers types plastiques.

Objectif 100 %

À la fin du premier trimestre 2022, Schneider Electric a revendiqué 11,4 % de matières couvertes dans son programme. La deuxième promesse du tableau de bord du groupe, SSI, porte sur la partie emballage. « Sur le packaging, nous avions lancé un programme en 2018 qui consistait à ce que 99 % de nos cartons et palettes utilisés dans le transport de nos produits et marchandises, c’est-à-dire l’emballage secondaire, proviennent de sources recyclées ou certifiées », rappelle Christophe Quiqempoix, vice-président de la direction des achats groupe de Schneider Electric, en charge des achats responsables et des achats de manufacturing externe. Ce plan, dont l’échéance intervenait en 2020, est donc suivi par un nouveau programme qui vise à étendre le recyclable, non pas au simple packaging secondaire, mais également au packaging primaire. 

L’efficacité énergétique et la conservation des ressources sont des principes qui guident toutes les actions de Schneider Electric

Ainsi, Schneider Electric prévoit que 100 % de ses packagings primaires et secondaires seront constitués à 70 % de matières recyclées. Le rôle des achats dans cet engagement global est tout bonnement essentiel. « L’efficacité énergétique et la conservation des ressources sont des principes qui guident toutes les actions de Schneider Electric. Il a par exemple été convenu que nous n’utiliserons plus de plastique à usage unique d’ici 2025 dans notre packaging. Et les Achats jouent un rôle primordial dans la mise en place de ces démarches d’économie circulaire », confirme Christophe Quiqempoix. 

Soutien de tous les instants à la filière

Et pour cause, la direction des achats travaille main dans la main avec ses fournisseurs pour consolider la filière, les accompagnant avec la R&D dans la création de l’offre. Si dans certains cas elle a recherché de nouveaux fournisseurs, la structure a préféré pousser davantage la collaboration avec ses tiers stratégiques, afin de les amener à un niveau de maturité satisfaisant suivant son plan achats durables.

Tous les programmes que nous menons sur les achats RSE sont faits en collaboration avec les fournisseurs

Le groupe a par exemple lancé le « Zero Carbon Project  », poussant ses 1 000 principaux fournisseurs, qui représentent 70 % de son empreinte carbone, à réduire de moitié leurs émissions de CO2 d’ici 2025. Pour ce faire, l’entreprise leur fournira des outils qui les aideront à établir et à atteindre leurs propres objectifs de réduction de leur empreinte sur l’environnement. « Cela a été fait sur la partie économie circulaire, également sur le social et les droits humains, ainsi que sur la décarbonation. Tous les programmes que nous menons sur les achats RSE sont faits en collaboration avec les fournisseurs. Si nous voulons mener une initiative durable, nous devons faire tout cela main dans la main avec eux », estime Christophe Quiqempoix. 

Nouvelle matière, nouveau design

À titre d’illustration, la direction des achats a travaillé le design de ses emballages avec ses fournisseurs de packaging, de façon à ce qu’ils puissent intégrer des matières spécifiques recyclées. « Une matière recyclée peut souvent avoir des caractéristiques mécaniques différentes. Cela nous obligeait donc à redesigner nos emballages pour pouvoir répondre aux matières recyclées qui nous sont fournies par nos fournisseurs », commente Christophe Quiqempoix.

Nous nous assurons que nos fournisseurs seront prêts à nous fournir ces matières durables

De plus, le service achats s’est assuré de la capacité de ses fournisseurs à répondre aux besoins de Schneider Electric en temps et en heure. « Nous établissons, ensemble, avec ces fournisseurs, les roadmaps pour les années à venir. Comme cela, nous nous assurons que nos fournisseurs seront prêts à nous fournir ces matières durables », explique Christophe Quiqempoix. Tout ce travail implique également de nombreux autres métiers au sein de Schneider Electric, entre autres la cheffe de projet s’occupant du packaging et les deux chefs de projet orientés plastique et métal durable. 

La performance achats ne souffre pas

Avec 100 % de cartons recyclés utilisés dans ses centres de distribution en Inde, en Chine et en Europe désormais, Schneider Electric affirme ses intentions. Le Groupe a d’ailleurs rejoint l’initiative ResponsibleSteel pour garantir que l’acier contenu dans ses produits provient de sources et de chaînes responsables de production. « Nous sourcons un maximum de fabrication par four à arc électrique », indique Christophe Quiqempoix.

Sur les matières recyclées mécaniques, il nous arrive très souvent d’avoir des matières au même coûts, voire parfois moins chères  

Une manière de réduire encore son empreinte environnementale et cela sans pour autant toucher à sa performance achats. « Il existe beaucoup de compétition et il y a donc des surcoûts pour les plastiques recyclés au niveau chimique, concède cependant Christophe Quiqempoix. En revanche, sur les matières recyclées mécaniques et la partie acier, il nous arrive parfois d’avoir des matières au même coût », illustre-t-il. Un bienfait sur lequel la direction des achats et Schneider Electric, plus globalement, comptent s’appuyer.

De nouveaux axes devraient être prochainement définis et de nouvelles opérations d’économies circulaires verront le jour. « Nous nous focalisons pour l’instant sur notre plan. Mais ce n’est pas parce que nous avons pris ces engagements entre 2021 et 2025 que nous allons juste nous arrêter à cela », prévient Christophe Quiqempoix. 

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