Club Planète Sourcing : Les Achats impactent la performance par des quick wins et un cap long terme
Le dîner-débat du Club Planète Sourcing du 17 février à réuni 21 directeurs et directrices achats pour débattre du rôle des Achats dans le retour à la performance de leur entreprise. Un débat rythmé par le témoignage du directeur des achats de Vallourec, Olivier Philippot qui rappelé les piliers de son action : apporter des gains rapides, donner un cap et équilibrer les leviers de performance. Une soirée parrainée par Avencore, FCM Travel et Zylio.
Les trois idées à retenir de ce débat
Les quick wins n’ont de valeur que reliés à une trajectoire et au P&L
La pression sur les coûts est compatible avec une relation fournisseurs transparente et réciproque
Le choc de performance se joue autant dans le leadership interne que dans une RSE ciblée et mesurée
Quick wins et tempo long terme
Dans l’échange, trois idées reviennent comme un fil rouge : tempo, transparence, et ancrage P&L.
« On a activé des quick wins, mais sans insulter l’avenir : chaque action court terme devait s’inscrire dans une trajectoire. »
« Première règle : affronter la réalité. On a cessé le « window dressing » et séparé l’inflation de la performance réellement obtenue. »
« Le court terme délivre quand il est relié au P&L : des KPI communs ont aligné achats, finance et prescripteurs. »
Pression sur les coûts et relation fournisseur
Le rapport de force n’exclut ni la loyauté, ni l’horizon partagé.
« La transparence paie : on a mis cartes sur table sur les délais de paiement et tenu nos engagements. »
« On négocie donnant-donnant : des perspectives et du business contre des efforts immédiats. »
« La loyauté compte autant que les clauses : quand on explique et qu’on respecte, la confiance revient vite. »
Créer un choc de performance avec la même organisation
Le levier n° 1 n’est pas la réorganisation, mais le leadership et l’allocation fine des talents.
« En crise, l’énergie se libère. Avec un management adaptatif, on tire le meilleur sans tout casser. »
« Pas besoin de table rase : nous avons surtout réaffecté les talents aux catégories où ils excellent. »
« Le choc vient aussi de l’interne : 80 % du job, c’est convaincre et embarquer les métiers et la finance. »
Restructuration financière et achats responsables
Les deux agendas se renforcent lorsqu’ils sont ciblés et mesurés.
« Restructurer n’exonère pas du responsable : on cible les 20 % de fournisseurs qui pèsent 80 % des impacts. »
« La RSE, c’est du business : anticiper les normes et co‑développer crée des gains durables. »
« En tension, on arbitre lucidement : trajectoire climat maintenue, priorités séquencées, preuves chiffrées à l’appui. »
En conclusion, l’atelier montre des achats moteurs de performance, dès lors que des actions à résultat rapide servent une ambition durable et partagée.