Freelances : un levier stratégique encore sous-exploité par les achats
Selon une étude de Malt, plateforme de freelances, menée avec Staffing Industry Analysts, cabinet de recherche et de conseil, seules 11 % des entreprises intègrent pleinement les freelances dans leur stratégie. Un retard qui limite leur capacité à en faire un levier de performance, notamment pour les directions achats.
Les entreprises peinent encore à structurer leur recours aux freelances. Ce sujet sera d’ailleurs l’un de ceux que nous aborderons lors des HA Days Achats de prestations intellectuelles, les 10 et 11 juin à Deauville. Seules 11 % d’entre elles les intègrent pleinement dans leur stratégie. Le principal frein à la maturité freelance tient à l’absence de gouvernance claire. Dans de nombreuses organisations, la gestion des freelances reste éclatée entre les équipes, sans responsable identifié.
Comme le souligne Vincent Huguet, CEO et cofondateur de Malt, « Les entreprises qui intègrent les freelances dans leurs stratégies globales de ressources humaines, et qui s’engagent dès le premier jour à créer une expérience freelance de qualité, sont celles qui construisent un véritable avantage compétitif. », souligne-t-il.
Cette fragmentation se traduit par un manque de visibilité. Plus de la moitié des entreprises déclarent ne pas avoir de vision globale sur leurs freelances ou sur les dépenses associées.
Les entreprises doivent se demander comment elles travaillent avec les freelances pour générer un impact business à long terme.
Dans ce contexte, les directions achats peinent encore à centraliser les pratiques et à structurer un pilotage global des ressources externes, alors même que ces dernières représentent une part croissante des dépenses.
Conformité et rapidité, un équilibre difficile
Autre difficulté majeure : concilier conformité et agilité. La gestion des freelances expose les entreprises à des risques juridiques, notamment en matière de requalification. Résultat, les processus sont souvent lourds et ralentissent les prises de décision. Comme le rappelle Vincent Huguet, « Les entreprises doivent se demander comment elles travaillent avec les freelances pour générer un impact business à long terme. », rappelle-t-il.
Dans les faits, près de la moitié des organisations mettent plus de 15 jours à sourcer et engager un freelance. Un délai qui peut s’avérer critique dans des environnements où la rapidité conditionne la réussite des projets. À l’inverse, les entreprises les plus matures parviennent à lancer leurs projets en moins d’une semaine, démontrant qu’un pilotage structuré permet de concilier sécurité et efficacité.
Un levier de performance encore mal exploité
Au-delà des enjeux opérationnels, le recours aux freelances reste encore trop souvent piloté sous l’angle du coût. Or, les organisations les plus matures en tirent des bénéfices bien plus larges.
Les entreprises qui intègrent les freelances dans leurs stratégies globales de ressources humaines sont celles qui construisent un véritable avantage compétitif
Ainsi, 62 % d’entre elles estiment que leur gestion des freelances a quasiment doublé leur retour sur investissement. Ce résultat repose sur des processus mieux structurés, un suivi plus rigoureux des indicateurs et une collaboration renforcée entre achats et ressources humaines.
Pour les directions achats, l’enjeu est désormais d’intégrer pleinement les freelances dans leur stratégie, au-delà d’une approche uniquement budgétaire.
Et Vincent Huguet de conclure : « Les entreprises qui intègrent les freelances dans leurs stratégies globales de ressources humaines sont celles qui construisent un véritable avantage compétitif. »
Vous pouvez retrouver l’étude ici