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L’AUTF et l’ADEME passent à la vitesse supérieure sur la décarbonation du transport routier

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Lors du SITL 2026, l’AUTF et l’ADEME ont officialisé une convention pour structurer la décarbonation du transport routier des chargeurs. Ce partenariat vise à renforcer les dispositifs d’accompagnement et à apporter davantage de visibilité aux entreprises. Il doit permettre d’accélérer la transformation des stratégies transport dans la durée.

Les représentants de l’AUTF et de l’ADEME lors de la signature de la convention au SITL 2026. - © D.R.
Les représentants de l’AUTF et de l’ADEME lors de la signature de la convention au SITL 2026. - © D.R.

La décarbonation du transport routier est un véritable enjeu stratégique. Et ça, l’ADEME (Agence de la transition écologique) et l’AUTF (Association des utilisateurs de transport de fret) l’ont bien compris. C’est dans cette optique qu’elles ont officialisé, lors du SITL 2026, la signature d’une convention visant à structurer la décarbonation du transport routier des chargeurs. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration engagée de longue date entre les deux organisations.

Les chargeurs doivent aujourd’hui réduire l’impact environnemental de leurs transports tout en maintenant la performance de leurs opérations. Cela suppose de faire évoluer leurs schémas logistiques, mais aussi de mieux comprendre les solutions disponibles et les trajectoires possibles. L’objectif est de rendre ces transformations plus lisibles et plus accessibles pour les entreprises.

Les directions interviennent dans le choix des prestataires, l’intégration des critères environnementaux et les arbitrages entre coûts et performance.

Les directions achats en première ligne

La convention repose sur trois axes principaux. Le premier concerne l’électrification du transport routier. Les solutions existent, mais leur déploiement reste complexe. Les entreprises doivent composer avec des coûts élevés et des contraintes opérationnelles. L’enjeu est de les accompagner dans leurs choix et de sécuriser leurs investissements. Le deuxième axe porte sur le report modal, avec le développement du ferroviaire et du fluvial. Ces solutions permettent de réduire les émissions, mais nécessitent d’adapter les organisations logistiques. Le troisième axe concerne la mutualisation des flux. Elle permet d’optimiser les transports et de favoriser la massification, indispensable pour développer des alternatives à la route.

Au-delà de ces leviers, la convention doit permettre de mieux structurer l’accompagnement des entreprises. Elle vise à leur donner davantage de visibilité sur les solutions existantes, mais aussi sur les dispositifs de soutien et les perspectives à moyen terme. Dans ce cadre, les directions achats jouent un rôle clé. Elles interviennent dans le choix des prestataires, l’intégration des critères environnementaux et les arbitrages entre coûts et performance. Reste désormais à transformer ces orientations en actions concrètes sur le terrain.